BUZENVAL

Devoir de Mémoire

Comme chaque année la ville de Rueil se souvient du 19 janvier et comménore cette bataille qui fut une des plus meurtrière de la guerre de 1870.

Le hameau de Buzenval est connu par les combats qui s’y déroulèrent en 1870-71 pendant la bataille du siège de Paris. Rueil est situé juste sur la ligne de front, sous le feu des canons du Mont-Valérien qui tirent sur les Prussiens cantonnés dans le Parc de la Malmaison.

Le 21 octobre 1870, le général Ducrot, avec 10 000 hommes, tente de dégager Saint-Cucufa et Bougival, mais la contre-attaque allemande rejette nos troupes sur leurs bases de départ.

Le 19 janvier 1871, le Général Trochu, Gouverneur de Paris, ayant donné l’ordre d’enlever les positions du 5e corps prussien, 90 000 hommes sortent de Paris sous le commandement des généraux, Vinoy à gauche, Carrey de Bellemare au centre et Ducrot à droite.

La gauche enlève à l’ennemi la redoute de Montretout, mais ne réussit pas à s’emparer de Garches, le centre arrive jusqu’au plateau de la Bergerie, et la droite s’empare du château du Buzenval. Sur ce point le combat est particulièrement sanglant ; malgré les efforts du général Ducrot nos troupes ne peuvent enlever le plateau.

Vers les trois heures du soir, les Allemands reçoivent des renforts ; la lutte dès lors devient impossible.

A la fin du jour le général Trochu rappelle nos troupes dans Paris. Nous avions perdu 4 000 hommes, les Allemands 1 000.

Parmi ceux-ci, le peintre Henri Regnault, l’explorateur Gustave Lambert, les Lieutenants-Colonels de Rochebrune et de Montbrison, le marquis de Coriolis d’Espinouse.

Henry Regnault, peintre de talent, prix de Rome en 1866, expose en 1870 une œuvre superbe « Salomé » qui le fait classer dans les « coloristes ». S’étant engagé dans les francs-tireurs, il est tué le 19 janvier 1871 près de Buzenval.

Philippe de Montbrison, issu d’une famille du midi où les convictions de conscience se transmettaient héréditairement. Après être passé par Saint-Cyr, participa en octobre 1870 au combat de Malmaison où il fut remarqué pour sa vaillante conduite. Puis en janvier 1871, au combat du Parc de Buzenval, il y trouva la mort.

François de Rochebrune était commandant des Gardes Nationaux du 19e Régiment de Paris lorsqu’il fut tué, le 19 janvier 1871, près du mur du Parc de Buzenval.

Cinq jours plus tard, Paris à bout de ressources signe l’armistice.

Un monument élevé à Rueil, rue du Général Colonieu, en 1872, rappelle le sacrifice de tous ces combattants.